Origine des difficultés scolaire des HPI, précoces, surdoués, zèbres, surefficients intellectuels
Coaching des étudiants

UNE CONSTRUCTION IDENTITAIRE PARTICULIERE

Les risques potentiels

Une faible estime de soi




Une étude a mis en évidence une plus faible estime de soi sociale chez les enfants HPI que chez leurs pairs (Padilla, 2009). En effet, la vulnérabilité émotionnelle imprègne le développement de l’identité de l’enfant HPI. Chez ce dernier, l’image de soi se construit souvent difficilement. Lors d’incompréhensions dans ses relations avec l’environnement, l’enfant HPI peut avoir des difficultés à trouver sa place et à construire une image positive de lui-même.


  

Une faible confiance en soi




Le sentiment de différence éprouvé par les jeunes HPI peut conduire à des difficultés identificatoires qui peuvent les amener à se désinvestir du groupe voire à s’en exclure, de façon plus ou moins consciente. En découle alors un manque de confiance en soi. Le risque majeur est la construction d’un «faux self» créant un conflit permanent autour de l’image de soi : être ce que je ressens que je suis ou être ce que les autres attendent de moi? (Siaud-Facchin, 2002).




  

Un décalage avec la famille




L’insatiable curiosité de l’enfant HPI, son besoin impérieux de tout comprendre, peut conduire les parents à des réactions de rejet par incompréhension de son mode de fonctionnement ou par simple épuisement. L’enfant perçoit prématurément les limites et les failles de ses parents qui ne peuvent peut-être plus assurer alors leur rôle protecteur, ni servir de modèle, ce qui pourra être source d’angoisse. L’enfant HPI risque alors de sentir un décalage avec son milieu familial (Siaud-Facchin, 2002).

 


  

Les mécanismes de défense



Les jeunes HPI mettent en place des mécanismes de défense, des stratégies leur permettant de se protéger émotionnellement de leurs angoisses intérieures et des autres. Grâce à l’humour, le monde affectif est tenu à distance, il permet d’aborder les émotions sous une forme tolérable. Le jeune HPI fait donc très souvent preuve d’un grand sens de l’humour, mais ce dernier est très particulier, souvent incompris (Siaud-Facchin, 2002 ; Siaud-Facchin, 2008). Il privilégie également la défense par la cognition, en faisant passer toute donnée émotionnelle par l’intellect, la logique, le raisonnement. Le risque est toutefois un appauvrissement et une rigidification de la vie psychique ainsi qu’un repli sur soi (Siaud-Facchin, 2002 ; Siaud-Facchin, 2008 ; Brasseur S., Gregoire J., 2010). La création d’un monde interne, hermétique aux autres lui permet de se sentir moins agressé par leur fonctionnement différent du sien et qu’il ne comprend pas toujours (Siaud-Facchin, 2002 ; Siaud-Facchin, 2008). Enfin, dans le pire des cas, il peut y avoir automutilation intellectuelle, c’est à dire  inhibition de l’intelligence et de la créativité pour essayer de ressembler à tout le monde, de ne plus se sentir différent (Siaud-Facchin, 2002 ; Siaud-Facchin, 2008).









  

Brasseur S., Gregoire J. (2010) L’intelligence émotionnelle – trait chez les adolescents à haut potentiel : spécificités et liens avec la réussite scolaire et les compétences sociales. Enfance, 2010(01), pp 59 – 76.

Padilla A-L. (2009) L’estime de soi chez les enfants à haut potentiel intellectuel. Mémoire de recherche en psychologie. Aix en Provence : Université de Provence, UFR de Psychologie, Sciences de l’éducation Département de Psychologie clinique et Psychopathologie.

Siaud-Facchin J. (2002)  L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir. Paris : Odile Jacob.

Siaud-Facchin J. (2008) Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué. Paris : Odile Jacob.


  

CONTACT


Véronique Privat


2 rue Jean Rostand - 91400 Orsay

Tel: 06 23 55 41 72

veronique.privat@coaching-scolaire-hpi.fr

INFORMATIONS PRATIQUES


Entretien préliminaire sur RDV


Coaching en face à face, par téléphone ou par Skype


Bureau à Orsay (91400)